La Banque du Canada réduit les perspectives d’une hausse de taux, SUPER !

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Une décélération plus marquée que prévu de l'activité économique mondiale a entraîné un ralentissement du rythme de normalisation des taux d'intérêt par de nombreuses banques centrales. En réaction à ces changements de politique de la banque centrale et aux progrès perçus dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, les conditions financières mondiales et la confiance des marchés boursiers se sont améliorées, ce qui a fait grimper les prix du pétrole et d'autres matières premières.

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Les prix du pétrole ont augmenté depuis janvier en raison de l'amélioration de la confiance du marché, d'une baisse plus importante que prévu de la production en Arabie saoudite et des risques de baisse de production en Iran, au Venezuela et en Libye. Dans ses projections, la Banque suppose que les prix du Brent et du WTI resteront proches de leurs niveaux moyens récents. L'incertitude quant à l'évolution future des cours mondiaux du pétrole demeure toutefois élevée. Les considérations les plus importantes concernent la politique de l'OPEP et les risques géopolitiques pour la production. De plus, la production américaine de gaz de schiste pourrait augmenter à un rythme plus rapide que prévu.

Au Canada, la croissance observée au premier semestre de 2019 devrait maintenant être plus lente que prévu dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) de janvier. Dans une autre déclaration très percutante, la Banque du Canada a reconnu ce matin que le ralentissement de l’économie canadienne a été plus marqué et plus généralisé qu’elle ne l’avait prévu plus tôt cette année. La Banque avait prévu une faiblesse des exportations et des investissements dans le secteur de l’énergie ainsi qu’une baisse des dépenses de consommation dans les provinces productrices de pétrole. Toutefois, comme l’indique la faible croissance trimestrielle de 0,1 % du PIB au quatrième trimestre, la décélération des activités a été beaucoup plus inquiétante. Les investissements et les exportations en dehors du secteur de l'énergie ont été touchés négativement par l'incertitude de la politique commerciale et le ralentissement mondial. Les logements et la consommation plus faibles que prévu ont également contribué au ralentissement.

Comme on s’y attendait à l’unanimité, la Banque a maintenu son taux cible du financement à un jour à 1¾ % pour la quatrième fois de suite. De plus, la Banque a renoncé à toute référence à de futures hausses de taux, alignant ainsi sa politique sur celle de la Réserve fédérale et d'autres grandes banques centrales industrielles.

« La Banque s’attend à ce que la croissance se redresse, à partir du deuxième trimestre de cette année. L’activité sur le marché du logement devrait se stabiliser, étant donné les gains démographiques continus, la diminution des effets des changements passés aux politiques de logement et l’amélioration des conditions financières mondiales. La consommation sera soutenue par la forte croissance du revenu d’emploi. À l’extérieur du secteur pétrolier et gazier, les investissements seront favorisés par les taux élevés d’utilisation des capacités, et les exportations augmenteront de pair avec le raffermissement de la demande mondiale. Parallèlement, la contribution des dépenses publiques à la croissance a été revue à la baisse à la lumière du nouveau budget de l’Ontario. »

Dans l’ensemble, la Banque prévoit une croissance du PIB réel de 1,2 % en 2019 et d’environ 2 % en 2020 et en 2021. Cette prévision comporte un modeste élargissement de l’écart de production, qui se résorbera au cours de la période de projection. L'inflation est proche de l'objectif de 2 % fixé par la banque centrale.

La banque centrale a clairement indiqué que, compte tenu de toutes ces conditions économiques, un taux d'intérêt directeur accommodant demeure justifié. L'énoncé de politique ajoutait que le Conseil de direction « continuera d’évaluer le degré approprié de la détente monétaire à mesure que les nouvelles données seront disponibles. En particulier, nous suivons l’évolution des dépenses des ménages, des marchés pétroliers et des politiques commerciales mondiales afin de jauger la mesure dans laquelle les facteurs qui pèsent sur la croissance et les perspectives d’inflation se dissipent ».

Conclusion : La Banque du Canada a révisé à la baisse son estimation du taux directeur nominal neutre. Le taux neutre est défini comme la somme de deux composantes : i) le taux réel compatible avec la production à son niveau potentiel non inflationniste, et ii) 2 % pour tenir compte du taux d'inflation visé. La Banque estime maintenant que le taux neutre est inférieur d'environ un quart de point de pourcentage à celui évalué en avril de l'année dernière, dans une fourchette de 2,25 % à 3,25 %. Le point médian de la fourchette de croissance de la production potentielle est désormais légèrement inférieur à celui du RPM d'avril 2018, soit 1,8 % en moyenne entre 2019 et 2021 et 1,9 % en 2011. Il est probable que ces nouvelles évaluations soient conformes aux taux directeurs inchangés pour le reste de l'année.

Détails sur le marché du logement dans le Rapport sur la politique monétaire d’avril

Bien que l'on s'attende à ce que le secteur du logement se stabilise à l'échelle nationale, la Banque est consciente des risques qui pèsent sur les perspectives, en particulier dans la région du Grand Vancouver. Par exemple, les effets sur la croissance de la ligne directrice B-20 révisée devraient se dissiper dans de nombreux marchés, même s'ils pourraient persister plus longtemps dans les régions où les prix des maisons sont élevés et qui ont fait l'objet d'autres changements aux politiques du logement. La stabilisation des attentes à l'égard des prix des maisons en Colombie-Britannique et en Ontario pourrait indiquer une stabilisation prochaine et une augmentation subséquente de l'activité de revente (voir le graphique 13 ci-dessous).

Les changements apportés aux politiques locales et provinciales pour contrer la spéculation, combinés aux révisions de la ligne directrice B-20, ont des effets plus prononcés dans la région du Grand Vancouver que dans la région du Grand Toronto. Ainsi, même si le scénario de référence prévoit une stabilisation de l'activité cette année, il y a un risque qu'elle soit retardée dans le Grand Vancouver.

Entre-temps, on s'attend à ce que les défis actuels de l'industrie pétrolière continuent de peser sur le marché de l'habitation de l'Alberta. En revanche, la vigueur de l'économie et l'intérêt des investisseurs devraient stimuler le marché montréalais.

L'Incitatif à l'achat d'une première propriété présenté dans le budget fédéral de 2019 devrait soutenir la demande de logements et pourrait également contribuer à la confiance dans le marché de l'habitation. Toutefois, les retards dans l'achat d'une maison par les acheteurs qui veulent profiter de la nouvelle mesure pourraient influer sur le calendrier des activités de revente en 2019.

Après avoir diminué pendant deux ans, l'investissement résidentiel devrait connaître une croissance modeste en 2020 et 2021. Compte tenu de la tendance à la baisse de l'accessibilité à la propriété, on s'attend à ce que la construction de résidences à logements multiples reprenne sa tendance à la hausse pour répondre à la demande de logements moins coûteux

 

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